SÉLECTION, RENDEZ-VOUS DU PREMIER ROMAN, 2023-2024
C’est l’été à Boucherville, ce fameux été entre le secondaire et le cégep où on sent qu’on va devenir quelqu’un, mais on ne sait pas trop encore qui au juste. Mathieu travaille de nuit dans une station-service. Un emploi de choix pour faire l’expérience de la solitude et de l’aliénation. Mais ça s’endure : en cachette des caméras, il peut fumer à sa guise (trois grammes de pot par nuit, des cigarettes volées en masse), lire (parfois Guerre et paix, souvent un Tintin) et manger (il a quelques astuces pour piger dans les présentoirs).
De toute façon, c’est temporaire. Mathieu le sait, il est promis à un grand avenir : il sera poète, pas de doute, ou peut-être philosophe comme son ami Dom. Pour y arriver, il doit entretenir une distance entre lui et le monde. Sauf avec Val, cette collègue qui lui a tellement tapé dans l’œil qu’il lui écrira certainement bientôt ses plus beaux poèmes.
Ressuscitant avec adresse les moindres détails de la vie banlieusarde de la fin des années 2000, Étienne Tremblay nous plonge dans le discours intérieur d’un Mathieu bardé d’illusions. Un adolescent comme tant d’autres : bête avec sa mère, maladroit avec les filles et persuadé d’être exceptionnel.
Couverture : Maxime Gérin.
« L’antihéros imaginé par Étienne Tremblay, un splendide loser doté d’une sensibilité et d’un sens des responsabilités en construction, pourrait difficilement être plus attachant, s’enfonçant à chaque page dans une prévisibilité tout aussi exaspérante que cathartique. »
– Le Devoir« Le plein d’ordinaire, c’est un été de nuits sans fin, mais c’est aussi un roman qui nous donne un temps d’accès qui passe trop rapidement à un personnage malgré tout attachant et éclatant. »
– La Recrue« Étienne Tremblay érige la fainéantise en geste de résistance et les quatre murs d’une station-service en improbable décor d’un des meilleurs premiers romans de 2023. »
– La Presse« Le plein d’ordinaire dissèque avec brio l’insolente et angoissante période menant de l’adolescence à l’âge adulte. Un roman-néon qui sublime la nuit! »
– Cassandre Sioui, librairie Hannenorak (Wendake)« Le narrateur du Plein d'ordinaire est le grand responsable de la magie qui se dégage de ce très sympathique premier roman. »
– Nouveau Projet« Chronique ordinaire des joies et misères de l’adolescence, Le plein d’ordinaire donne âme et corps à la réalité pétrie d’ennui d’une jeunesse cernée par les contours d’une banlieue et par ses promesses d’au-delà, quelque part à la fin des années 2000. »
– Le Devoir« Étienne Tremblay a écrit son grand flanc mou avec, vraiment, une justesse implacable, beaucoup d’humour. Je me suis même surprise à rire fort durant ma lecture, et ça, ça n’arrive pas souvent! »
– Dessine-moi un matin« Un roman qui se dévore facilement, même s’il raconte ce qu’il y a, justement, de plus ordinaire. »
– Métro« Un livre sur le passage à l’âge adulte, qui dépeint habilement le quotidien de banlieue, et qu’on dévore tant on s’attache au personnage! »
– Kevin L'Italien, librairie Liber (New Richmond)« De ce monde où il ne se passe rien, Étienne Tremblay arrive à tirer une histoire totalement accrocheuse grâce à l’attachement que l’on développe pour son Mathieu. »
– Journal de Montréal