Paul Morin


Photo: Les Herbes rouges

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Paul Morin d’Equilly naît le 6 avril 1889 à Montréal. Entre 1894 et 1907, il fait ses études primaires au Protestant High School of Montreal et ses études secondaires chez les pères Jésuites, au Collège Sainte-Marie, à Montréal, puis au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, à Paris. Il complète par la suite des études de droit à l’Université Laval, puis il s’inscrit à l’Université de Paris où il est reçu docteur ès lettres en 1912. Cette période est aussi consacrée à la visite du pays de ses ancêtres, Nonancourt, puis à celle de l’Italie, de la Grèce et de la Turquie.

En 1911, il publie Le paon d’émail à Paris. Le recueil lui vaut, au Canada français, de nombreux articles où on critique le paganisme exotique de son inspiration et où on admire sa forme poétique ciselée et raffinée.

De 1914 à 1917, il est successivement professeur de littérature à l’Université McGill (premier francophone à obtenir un tel poste), au Smith College du Massachusetts et à l’Université du Minnesota. En 1923, il devient secrétaire à l’École des beaux-arts de Montréal. De 1929 à 1948, il a son étude de notaire; il fait de la traduction et même de la radio (Les fureurs d’un puriste). En 1922, paraissent, à Montréal, Poèmes de cendre et d’or.

Finalement, après trente-huit ans de silence, il publie son troisième recueil poétique, Géronte et son miroir, où il se livre à une sorte d’autoportrait ironique. Il meurt le 11 juillet 1963.

Parmi les honneurs qu’il reçoit au cours de sa vie, on compte le prix David (1923) pour les Poèmes de cendre et d’or, le Jubilee Medal de Grande-Bretagne et le King’s Counsel. Il est aussi lauréat de l’Action intellectuelle et Officier de l’Académie française.

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poésie