Jean Aubert Loranger


Photo: Jean-Guy Kérouac

Photo: Jean-Guy Kérouac

 

Jean Aubert Loranger naît à Montréal le 26 octobre 1896 dans une famille déjà célèbre. Il compte parmi ses ancêtres l’auteur des Anciens canadiens, Philippe Aubert de Gaspé fils. Il est également descendant du héros militaire Charles-Michel de Salaberry. Orphelin de père en bas âge, il est élevé par un précepteur. Lecteur curieux, ses goûts le dirigeront très tôt vers une littérature de recherche : il lira, souvent sur les conseils de son cousin Robert de Roquebrune, la littérature française de l’après-Première Guerre mondiale. Il discutera avec des artistes de son époque (le sculpteur Henri Hébert, le peintre Ozias Leduc, le critique d’art Jean Chauvin) du renouvellement des formes artistiques. Il fera paraître «Le pays laurentien» et «À Saint-Sulpice : causerie de Monsieur Dupuy sur Verhaeren» dans le Nigog, revue fondée en 1918. En 1920, devenu membre de l’École littéraire de Montréal, il y fera figure de moderniste.

Il sera journaliste à La Patrie, à La Presse et à la fin de sa vie au Montréal-Matin. Il travaillera aussi comme agent d’assurances, et séjournera une année en France où sa pièce en un acte, L’orage, sera jouée à la Comédie-Parisienne, en 1923. Il occupera aussi pendant deux ans le poste de secrétaire particulier du ministre de la Marine. Jean Aubert Loranger mourra à Montréal le 28 octobre 1942.

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